Chinoiseries
2017


Hangzhou, été, chaleur épouvantable dehors, shops et business-centers avec clim de frigo. Après une semaine de workshop
www.phoenixdesignsummer.com avec des étudiant(e)s super-motivé(e)s, me voilà dans un de ces quartiers d’une ville voisine, où les pelleteuses n’ont pas encore fait table rase du passé. Le couple d’enseignants qui me sert de guide m’explique tout à haute voix à son smartphone qui me traduit tout en texto. Malheureusement, ça ne marche pas dans le sens allemand-chinois. Finalement on se débrouille en anglais joliment approximatif.
Parfois je dois faire un petit dessin pour me faire comprendre. Ou pour dégeler une situation. Ce n’est pas la première fois… et ça marche. Personne ne s’est opposé aux prises de vues. Ni les petits fabricants qui souvent travaillent pour l’étranger via le site Alibaba, ni les membres de la troupe de sécurité du quartier, qui s’est mis en scène pour la photo, sans que je le leur ait demandé...

De cette semaine, une phrase me reste en tête : « Aujourd’hui ici en Chine nous ne vivons que pour le fric. » Derrière un collage bricolé de Confucius, de Buddha, des Mings et de Mao.